Des colères en action !

La semaine dernière, j’ai assisté à deux conférences sur l’alimentation dans ses enjeux écologiques, sanitaires et sociaux.

Je suis globalement très informée sur ces sujets, mais assister à ce type de conférences me permet d’approfondir et surtout de voir des gens qui agissent chaque jour.

La table ronde Chaud devant ! animée par la Communauté Écotable à l’Académie du Climat, “À court d’eau : comment préserver la ressource en eau par le contenu de nos assiettes ?” portait sur l’eau cachée dans ce que nous mangeons.

On parle beaucoup de carbone, mais très peu d’empreinte eau. Et pourtant, notre alimentation représente à elle seule environ 250 litres d’eau par jour, sans qu’on en ait conscience.

L’eau est un aliment indispensable et irremplaçable. La préserver me paraît essentiel, surtout dans un contexte de réchauffement climatique où l’eau va se raréfier.

J’étais encore une fois agréablement surprise par les actions d’Eau de Paris pour préserver les points de captage. La source de pollution principale étant l’agriculture, il y a un vrai travail de prévention réalisé : encourager la conversion vers le bio, limiter les intrants, remettre des prairies, des haies…

La deuxième conférence réunissait deux femmes que j’admire énormément : Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch, et Fleur Breteau, porte-parole du collectif Cancer Colère, que l’on a découverte interpellant les députés à l’Assemblée lors de la loi Duplomb.

Deux femmes courageuses qui portent en elles un combat quotidien. Contre l’opacité de la grande distribution et les tromperies marketing pour Karine, contre l’usage des pesticides responsables de la hausse dramatique des cancers pour Fleur.

Deux femmes qui ont la colère et la révolte comme moteur. C’est aussi le mien.

Je ne vais pas vous cacher qu’en écoutant Fleur, j’ai souvent senti l’émotion monter. Ce sujet me touche particulièrement : personne ne devrait payer de sa santé ni de sa vie pour soutenir un système agricole perdant-perdant pour les consommateurs comme les producteurs.

Leur message était clair : nous pouvons agir à notre échelle.

Soutenir des modes de production sans pesticides, limiter la grande distribution et privilégier le direct producteur ou des circuits engagés, soutenir les associations, signer les pétitions, s’informer… 

Je vous recommande notamment les livres de Karine Jacquemart et Fleur Breteau pour aller plus loin.

Des petites actions mais qui en cumuler peuvent faire beaucoup !

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