Réajuster

L’hiver est souvent la période où la fatigue se fait le plus sentir.

En janvier, Delphine Denis, ma prof de yoga, avait proposé un Sleep January. L’idée m’avait séduite. Mais je ne l’ai pas vraiment suivi. Le mois était chargé, j’étais portée par un élan de renouveau, de projets, d’idées. Je me suis laissée embarquer.
Début février, j’ai senti que je tirais sur la corde. Mon sommeil s’est détérioré avec des réveils très matinaux, sans réussir à me rendormir…

Je sais à quel point le sommeil est un pilier de l’hygiène de vie, au même titre que le mouvement et l’alimentation. En réalité, je pense même qu’il est prioritaire. Sans sommeil de qualité, rien ne tient longtemps.
Et pourtant, c’est le sujet que j’ai le plus de mal à prioriser. Ça parle de moi. De mon besoin de faire. Faire, faire, faire. Un besoin individuel, mais aussi profondément sociétal : nous vivons dans une culture qui valorise la productivité et déprécie le repos. C’est probablement l’endroit où j’ai encore le plus de mal à lâcher. Parce que faire me nourrit, c’est comme ça que je me sens utile. C’est profondément ancré.

Après plusieurs nuits trop courtes, je me suis rendue à l’évidence : il fallait revenir à la base. Remettre les fondations en place.
J’ai ma boîte à outils de naturopathe. Mais on est rarement la meilleure praticienne pour soi-même. Heureusement, j’ai aussi mes amies naturo pour m’aider dans ces moments.

Voilà ce que j’ai remis en place :

– Une cure des “basiques” : magnésium bisglycinate, une forme bien assimilée, des oméga 3 d’origine végétale (les poissons en sont riches parce qu’ils consomment des algues, autant aller directement à la source) et de la rhodiole, une plante adaptogène intéressante en période de stress.

– La cohérence cardiaque. L’idéal est trois fois par jour pendant cinq minutes. J’ai commencé par deux : après le yoga le matin et après déjeuner.

– Une vigilance accrue sur mes apports en protéines et en lipides de qualité. J’ai tendance à en consommer peu sur la journée, à l’exception du petit déjeuner, dont je vous parlerai plus bas. Une amie m’a suggéré d’ajouter une cuillère d’huile de coco dans ma tisane du matin pour augmenter mes apports en bons gras. J’ai aussi repris les oméga 3 dans cette logique.

– Du mouvement chaque jour : marche ou vélo.

– Me coucher (un peu) plus tôt. Plus je décale, plus la qualité de mon sommeil se dégrade.

Ce que j’aimerais remettre en place, sans y être encore arrivée :

– Une pratique de journaling, abandonnée depuis au moins trois ans. Une amie m’a rappelé l’importance d’avoir un espace pour “sortir ses poubelles mentales” (expression de Jonathan Lehmann).

– Des séances de yoga le soir.

– Des pratiques corporelles comme le massage, qui m’aident réellement à lâcher le mental.

Je sais que tout cela peut paraître énorme. Je me suis rappelée récemment que je n’ai jamais été aussi bien que lorsque j’avais le temps de faire tout cela. C’était avant d’être maman.
Aujourd’hui, tout faire en même temps me semble irréaliste. Mais on n’a pas besoin de tout faire tout le temps. Par contre, on a besoin régulièrement, de revenir à la base. De se rappeler ce qui nous fait du bien et de réajuster quand notre corps nous le demande.

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